L'Intellect ou Corps Mental - 4ème partie

AP - Mai 2005A150104ConfCorpsMental

Considérons maintenant, pour finir cet exposé, les exercices étudiés dans la Cosmogonie, où l'intellect joue un rôle important. Une des aides de première importance pour faciliter les efforts de l'aspirant est la faculté d'observation.

 Max Heindel écrit :

La plupart des gens passent à travers la vie avec un bandeau sur les yeux. On peut vraiment dire en parlant d'eux "qu'ils ont des yeux et qu'ils ne voient pas, des oreilles et qu'ils n'entendent pas" (Marc 8 ; 18). La grande majorité des hommes fait preuve d'un manque déplorable d'observation. La plupart sont excusables jusqu'à un certain point parce que leur vue n'est pas normale. Il est très important, pour celui qui aspire à la vie supérieure qu'il soit capable de voir tout ce qui l'entoure avec des contours clairs, bien définis et en détails. Pour une personne dont la vue est défectueuse, l'usage de lunettes équivaut à la découverte d'un nouveau monde. La clarté et la précision remplacent alors l'imprécision première. Si l'état des yeux nécessite l'emploi de deux foyers différents, on ne devrait pas se contenter de deux paires de lunettes, une pour voir les objets rapprochés et l'autre pour voir les objets éloignés, ce qui oblige à des changements fréquents. Ces changements ne sont pas seulement ennuyeux, mais il peut arriver qu'on oublie une des deux paires. Il vaut mieux employer une paire de lunettes bifocales qui permet ainsi l'observation des plus petits détails". (On pense aux "varilux"… mais Max Heindel écrivait cela en 1908 !).

Une fois que l'aspirant s'est occupé de sa vue, il devrait observer systématiquement toutes choses et tirer des conclusions sur la manière d'agir de ses semblables, en cultivant la faculté de raisonnement logique. La logique est le meilleur instructeur dans le Monde Physique, aussi bien que le guide le plus sûr dans n'importe quel monde. En pratiquant cette méthode d'observation, on devrait toujours se rappeler qu'elle doit être employée à seule fin de rassembler des faits et non pas dans le but de critiquer, et surtout pas de faire des critiques malveillantes. Une critique constructive qui souligne les défauts et le moyen d'y porter remède est la base de tout progrès ; mais une critique destructive qui renverse brutalement à la fois ce qui est bon et ce qui est mauvais sans viser à un progrès supérieur est, pour le caractère, un ulcère qui doit être extirpé. Les commérages et les racontars oiseux sont des entraves et des obstacles.

Naturellement, il n'est pas question de dire que ce qui est noir est blanc, ni de fermer les yeux sur une manière d'agir évidemment fautive ; les critiques devraient être faites dans le but d'aider et non pas pour noircir méchamment le caractère d'un de nos semblables, parce que nous avons découvert en lui une petite imperfection.  Nous rappelant la parabole de la paille et de la poutre, nous devrions réserver pour nous-mêmes nos critiques les plus impitoyables (Matthieu 7 - 3). Aucun de nous n'est si parfait qu'il ait épuisé toutes les possibilités d'avancement. Moins la conduite d'un homme est blâmable, moins il est enclin à découvrir des imperfections et à jeter le premier la pierre à un autre.

Si nous faisons remarquer des défauts et suggérons diverses manières de progresser, nous devons le faire sans animosité personnelle. Nous devons être sans cesse à la recherche du bien qui se trouve caché en toute chose. La culture de cette attitude de discernement a une importance toute particulière.

Abordons maintenant l’exercice de concentration tel que Max Heindel le décrit dans la Cosmogonie.  Par la concentration, l'activité des sens est arrêtée et l'homme se trouve en apparence dans le même état que lorsqu'il est plongé dans le sommeil le plus profond, et cependant l'esprit demeure dans ses véhicules et en pleine conscience. Nous avons fait l'expérience de cet état, au moins dans une certaine mesure, en nous absorbant dans la lecture d'un livre. Nous vivons alors au milieu des scènes que décrit l'auteur et nous oublions ce qui nous entoure. Si quelqu'un nous parle, nous n'entendons pas et n'avons pas conscience de ce qui se passe autour de nous; cependant, nous sommes parfaitement conscients de ce que nous lisons et du monde invisible créé par l'auteur ; nous vivons dans ce monde et sentons les battements de coeur des divers personnages de l'histoire. Nous sommes mêlés à la vie que l'auteur a créée pour nous dans le livre.

L'aspirant à la vie supérieure développe la faculté qui lui permet de s'absorber à volonté dans le sujet qu'il choisit ou, plus généralement encore, dans un objet très simple qu'il imagine. Le moment le plus favorable pour s'exercer est le matin, dès l'éveil, avant que les tracas et les soucis de la vie quotidienne ne soient présents à l'esprit. A ce moment, nous émergeons des mondes intérieurs et nous sommes, par suite, ramenés plus facilement en contact avec eux qu'à n'importe quel autre moment de la journée. Ne prenez pas le temps de vous habiller ou de vous asseoir sur le lit, mais laissez le corps dans un état complet de détente et faites en sorte que, aussitôt éveillé, votre première pensée soit pour les exercices. Par détente du corps, nous ne voulons pas dire qu'il suffit de prendre une position confortable ; on peut avoir tous les muscles tendus dans l'attente et cela seul suffit pour annuler l'effet de l'exercice, car, dans cette condition, le corps du désir contrôle les muscles. Il ne peut en être autrement tant que nous n'avons pas calmé l'intellect. La première chose à faire est de s'exercer à fixer la pensée sur un idéal et de l'y maintenir sans la laisser dévier. C'est là une tâche d'une difficulté extrême, mais il faut l'accomplir, au moins dans une certaine mesure, avant qu'il soit possible de faire d'autres progrès.

La pensée est le pouvoir que nous employions pour former des images, des tableaux, des formes-pensées, selon les idées qui nous viennent. Elle est notre pouvoir principal, et nous devrons apprendre à la contrôler d'une manière absolue, de façon que ce que nous produisons ne soit pas une illusion saugrenue ayant pour cause des conditions extérieures, mais une imagination véritable engendrée en nous par l'esprit. Les sceptiques diront que tout cela est affaire d'imagination, mais, comme nous l'avons déjà dit, si un inventeur n'avait pas été capable d'imaginer le téléphone, etc., nous ne posséderions pas aujourd'hui ces inventions. De même que les conceptions de l'inventeur ne sont pas toujours justes, l’occultiste scientifique n'a pas non plus, au début, une représentation correcte de qu'il vit dans les mondes intérieurs.  Le seul moyen de la rendre correcte est d’exercer son imagination d'une manière ininterrompue, chaque jour, en s'habituant à concentrer volontairement la pensée sur un seul sujet, un seul objet ou une seule pensée, à l'exclusion de toute autre chose. La pensée est un grand pouvoir que nous avons pris l'habitude de gaspiller. Nous lui permettons de se disperser sans but, comme le fait l'eau qui s'écoule au-dessus d'un précipice alors qu’on pourrait lui faire produire de l’électricité (hydro-électricité).

Les rayons du Soleil dispersés sur toute la surface de la Terre ne produisent qu'une chaleur modérée; mais si l'on concentre quelques-uns de ses rayons au moyen d'une lentille, ils deviennent capables de produire du feu au point focal (énergie solaire).

Si nous la concentrons sur un sujet, la pensée se creusera un chemin à travers tous les obstacles et résoudra le problème. Si nous mettons en jeu la quantité voulue de force mentale, il n'y a rien qui soit au-delà de notre pouvoir de compréhension. Tant que nous la dispersons, la force de la pensée n'a que peu d'utilité pour nous ; mais dès que nous sommes prêts à prendre la peine de la contrôler, toutes les connaissances sont à notre portée. On entend des gens s'écrier inconsidérément : "Ah ! Je ne peux pas penser à cent choses à la fois !". Alors que c'est justement ce qu'ils ont pris l'habitude de faire et ce qui a causé la difficulté même dont ils se plaignent. Il y a des gens qui pensent constamment à des centaines de choses autres que celle qui demande leur attention.

Tout succès résulte de la persistance de la concentration sur le but désiré. C'est là une chose que l'aspirant à la vie supérieure doit absolument apprendre à faire. Il n'y a pas d'autre moyen. Au début, il s'apercevra qu'il pense à toute autre chose qu'à l'idéal sur lequel il a décidé de concentrer sa pensée, mais il ne faut pas que cela le décourage. Peu à peu, il trouvera plus facile de dominer ses sens et de maintenir ses pensées sans les laisser vaciller. Avec de la persistance, encore de la persistance et toujours de la PERSISTANCE, on finira par l'emporter. Sans elle, on ne peut espérer obtenir des résultats.

Il est inutile d'accomplir les exercices pendant deux ou trois matinées ou deux ou trois semaines, pour les négliger après, pendant une période aussi longue ou plus longue ! Pour qu'ils soient efficaces, il faut les accomplir fidèlement chaque jour. L'aspirant peut choisir n'importe quel sujet suivant son tempérament et ses tendances mentales, tant que le sujet est pur et tend à élever l'esprit. Le Christ offrira un bon sujet pour certains ; d'autres qui aiment particulièrement les fleurs feront plus de progrès en les choisissant comme sujet de concentration. Quel que soit le sujet de la concentration, nous devons l'imaginer conforme à la réalité dans tous ses détails.

S'il s'agit du Christ, nous devons imaginer un Christ véritable, dont les traits sont mobiles, les yeux pleins de vie et dont l'expression ne soit ni figée ni morte. Nous devons construire un idéal vivant et non pas une statue. Si c'est une fleur, nous devons, dans notre imagination, prendre la semence et, après l'avoir enfouie dans la terre, concentrer fermement sur elle notre pensée. Bientôt, nous la voyons éclater et étendre ses racines qui pénètrent en spirale dans la terre. Partant des racines principales, nous observons des myriades de menues radicelles qui poussent et se ramifient dans toutes les directions. Puis la tige commence à s'élancer; elle perce la surface du sol et se montre sous la forme d'une petite pousse verte. Celle-ci croît ; bientôt il y a un rejeton; une petite ramille s'élance hors de la tige. Elle croît à son tour ; un autre rejeton et une branche paraissent; des petites tiges sortent des branches, portant des bourgeons à leur extrémité; bientôt, il y a un grand nombre de feuilles.

Finalement, un bouton paraît au sommet et s'enfle jusqu'à ce qu'il commence à s'ouvrir et que les pétales de la rose paraissent sous l'enveloppe verte. La fleur s'épanouit à l'air; elle exhale un parfum exquis dont nous avons parfaitement conscience lorsqu'il nous arrive avec la brise embaumée de l'été qui agite doucement cette belle création devant notre vision mentale. C'est seulement lorsque nous "imaginons" des esquisses aussi claires et aussi complètes que celles-ci que nous entrons dans le véritable esprit de la concentration. Il ne doit pas y avoir de ressemblance superficielle et vague.

Des personnes qui ont voyagé dans l'Inde ont raconté comment certains fakirs leur montrèrent une graine qu'ils plantèrent, comment elle se développa devant les yeux du spectateur étonné et comment elle produisit des fruits que le voyageur put goûter. Ce prodige avait pour cause une concentration si intense que l'image devenait visible, non seulement pour le fakir lui-même, mais aussi pour les spectateurs.

On rapporte un cas où les membres d'un comité de savants virent, tous, des merveilles s'accomplir devant eux, dans des conditions où toute supercherie était impossible ; malgré cela, les photographies qui furent prises au cours de l'expérience ne donnèrent aucun résultat. Les plaques sensibles n'avaient pas enregistré d'image, parce qu'il n'y avait pas eu d'objets matériels concrets, à photographier. Au début, les images formées par l'aspirant n'auront qu'une pauvre et vague ressemblance avec la réalité, mais il arrivera finalement par la concentration à évoquer une image plus réelle et vivante que celle formée par les objets du Monde Physique. Quand il est devenu capable de former de telles images et qu'il a réussi à maintenir sa pensée sur l'image créée, il pourra essayer de l'abandonner soudain et, en tenant fermement son esprit libre de toute pensée, attendre la venue de ce qui paraîtra dans le vide. Il se peut que pendant longtemps rien n'apparaisse, et l'aspirant doit faire bien attention à ne pas créer des visions ; mais s'il persiste chaque matin dans ses exercices avec fidélité et patience, un jour viendra où, aussitôt qu'il aura laissé disparaître la scène imaginée, le Monde du Désir qui l'environne se dévoilera tout d'un coup à sa vision intérieure. Au début, ce ne sera peut-être qu'un faible aperçu, mais ce sera là un gage de ce qu'il pourra voir plus tard à volonté.

Quand l'aspirant s'est exercé pendant un certain temps à concentrer sa pensée sur un objet quelconque et à construire une forme-pensée vivante au moyen de la faculté d'imagination, il pourra par la méditation apprendre tout ce qui a rapport à l'objet ainsi créé. Supposons que l'aspirant a, par concentration, évoque l'image du Christ. Il est facile, par la pensée, de rappeler à la mémoire des incidents de Sa vie, de Ses souffrances et de Sa résurrection ; mais la méditation nous permet d'en apprendre encore bien davantage. Des connaissances que jusqu'ici nous n'avions jamais espéré obtenir, inonderont l'âme d'une lumière glorieuse. Malgré cela, un sujet de peu d'intérêt et dont l'étude n'a pas l'attrait du merveilleux est préférable comme exercice.

Essayez, par exemple d'apprendre l'histoire complète d'une allumette ou d'une table ordinaire (je vous invite à relire la belle méditation faite à ce sujet par Max Heindel dans la Cosmogonie).

Quand l'aspirant occultiste a pratiqué pendant quelque temps les exercices de concentration et de méditation et a obtenu un certain degré de succès, il lui faut encore s'élever à un degré supérieur. Nous avons vu que la concentration consiste à maintenir la pensée focalisée sur un seul objet. Elle nous permet de construire une image claire, objective et vivante de la forme sur laquelle nous désirons acquérir des connaissances. La méditation est l'exercice qui nous permet de retracer l'histoire de l'objet de nos investigations, d'entrer pour ainsi dire dans cette histoire, afin de recueillir toute information possible sur la relation qu'il possède avec le monde en général. Ces deux exercices s'appliquent aux choses de la manière la plus profonde et la plus complète qu'on puisse imaginer. Ils conduisent l'aspirant vers un degré encore plus élevé, plus profond et plus subtil, qui traite de l'âme même des choses. Ce degré s'appelle la Contemplation.

Dans la contemplation il n'y a pas de recherche de la pensée ou de l'imagination pour obtenir des informations, comme c'est le cas dans la Méditation. Elle a simplement pour but de maintenir l'objet présent à notre vision mentale et à laisser son âme nous parler. Reposant tranquillement et les muscles détendus, non pas d'une manière passive mais en éveil, nous attendons l'information qui viendra certainement si nous avons atteint le point convenable de développement. La Forme de l'objet semble alors disparaître et nous voyons seulement la Vie au travail. La Contemplation nous enseigne ce qu'est la Vie, de même que la Méditation nous instruit de ce qu'est la Forme. Lorsque nous atteignons ce degré et que nous avons, par exemple, devant nous un arbre de la forêt, nous perdons entièrement la vue de la Forme et nous ne voyons plus que la Vie qui, dans ce cas, est un Esprit-groupe. Nous découvrirons avec surprise que l'Esprit-groupe de l'arbre comprend les divers insectes qui se nourrissent de sa substance et que les plantes parasites et leur hôte sont des émanations d'un seul et même Esprit-groupe, car plus nous nous élevons dans les royaumes invisibles, plus le nombre des formes séparées et distinctes est restreint et plus complète est la prédominance de la Vie Unique. L'investigateur devient aussi conscient du fait suprême qu'en Lui "nous avons la vie, le mouvement et l'être" (Actes des Apôtres 17 ; 28).

Les minéraux, les plantes, les animaux et l'homme, tous sans exception, sont des manifestations de Dieu; et c'est ce fait qui fournit la base réelle de la fraternité, d'une fraternité qui embrasse tout, de l'atome au Soleil, parce que tous sont des émanations de Dieu. Les conceptions de fraternité basées sur tout autre fondement, tel que celles des distinctions de classe, des affinités de races, des similitudes d'occupations, etc., sont très inférieures à celles fondées sur cette base réelle, comme le perçoit clairement l'occultiste scientifique quand il voit la Vie Universelle circuler dans tout ce qui existe.

Quand l'aspirant a atteint, par la Contemplation, ce degré élevé et qu'il a compris que c'est, en vérité, Dieu qu'il contemple dans la Vie qui pénètre toute chose, il lui reste encore à atteindre le degré le plus élevé : celui de l'Adoration par laquelle il s'unit à la Source Universelle. Il atteint par cet acte le but le plus élevé auquel l'homme puisse parvenir avant l'époque où s'accomplira l'union permanente, à la fin du Grand Jour de Manifestation. L'auteur (Max Heindel) est d'avis qu'il est impossible d'atteindre les hauteurs de la Contemplation et le degré final d'Adoration sans l'aide d'un instructeur.

Cependant, l'aspirant ne doit jamais craindre que le manque d'un instructeur retarde pour lui l'époque où il pourra atteindre ces degrés, et il n'a pas besoin non plus de se mettre à sa recherche. Il lui suffit seulement de commencer à se perfectionner lui-même et à poursuivre ses efforts avec zèle et persévérance.

De cette manière, il purifiera ses véhicules. Ils commenceront à briller dans les mondes intérieurs et ne pourront manquer d'attirer l'attention d'instructeurs qui sont toujours à la recherche de tels sujets et qui sont très désireux et très heureux d'aider ceux qui, en raison de leurs efforts sincères pour se purifier, méritent d'être aidés. L'humanité a grand besoin d'aides qui soient capables de travailler pour elle dans les mondes intérieurs ; par conséquent ; "cherchez et vous trouverez" (Matthieu 7 - 7).

Mais n'imaginez pas qu'en allant d'une personne qui se donne pour instructeur, à une autre vous chercherez réellement, "Chercher" dans cette acception du mot ne vous servira à rien dans ce monde obscur. Vous devez éveiller vous-même la lumière qui rayonne toujours des véhicules de l'aspirant sincère. C'est là l'étoile qui vous guidera vers l'instructeur ou plutôt qui guidera l'instructeur vers vous. Le temps nécessaire pour obtenir des résultats par l'effet de ces exercices varie pour chaque individu. Il dépend de son application, de sa place dans l'évolution et de ses annales personnelles dans le livre de la destinée ; il est, par conséquent, impossible de fixer une durée définie.

Certains aspirants qui sont près d'atteindre le but obtiennent des résultats au bout de quelques jours ou de quelques semaines; d'autres doivent travailler pendant des mois, des années et même pendant toute leur vie sans obtenir des résultats visibles. Cependant, les résultats sont là et l'aspirant qui persiste fidèlement trouvera, un jour ou l'autre, sa patience et sa fidélité récompensées dans cette vie ou dans une vie future. Les mondes intérieurs s'ouvriront à sa vue et il deviendra un citoyen de royaumes où les occasions de servir seront incomparablement supérieures à celles du seul Monde Physique.

A partir de ce moment, que ce soit à l'état de veille ou de sommeil, ou pendant ce que les hommes appellent la vie et ce qu'ils appellent la mort, la conscience de l'aspirant sera ininterrompue. Il mènera une existence toujours consciente et il profitera de toutes les conditions qui tendent à hâter son avancement vers des positions de confiance toujours plus hautes afin de servir au perfectionnement de l’humanité. C’est sur cette ouverture vers un avenir lumineux que je termine cet exposé, en vous remerciant de votre attention.

 Conférence basée sur l'Enseignement rosicrucien
 légué à Max Heindel par les Frères Aînés de la Rose-Croix.