La Fête de Noël

A150104NaissanceChristConférence du Centre de Paris

Pour le plus grand nombre de chrétiens, la fête de Noël est simplement la Commémoration de la naissance sur Terre de l’Enfant-Dieu. Elle est l’occasion d’une grande piété et d’une grande générosité envers ceux qui nous entourent.

 La fête de Noël est bien cela, mais c’est bien plus encore. Pour saisir tout ce qu’elle représenta, il est absolument nécessaire de l’examiner sous les 3 aspects suivants :

  1. Naissance de Jésus-Christ sur Terre, il y a environ 2000 ans, qui est un fait historique.
  2. Célébration de son anniversaire, le 25 Décembre, qui est un fait cosmique.
  3. Naissance du Christ en Nous, qui est un fait mystique.

Avant d’étudier chacun de ces 3 aspects, je crois nécessaire pour la bonne compréhension du sujet, de rappeler très succinctement la période préalable à la Naissance physique de Jésus. Cette période appelée « l’Avent » a duré, nous disent les Ecritures, 4000 ans environ.

 Sens du mot "Avent"

Pendant cette longue période de temps, de nombreux prophètes sont venus annoncer au "Peuple Elu" "La Venue d’un Sauveur" et leur "Prêcher la Pénitence", c’est-à-dire la "Conversion".  Dans la liturgie romaine, le Temps de l’Avent est symbolisé par les 4 dimanches précédant la Fête de Noël. L’Eglise enseigne à ses fidèles que ce Temps de l’Avent doit être consacré à leur Purification pour qu’ils soient prêts à accueillir le Christ le 25 Décembre. C’est reconnaître que l’homme ne peut accueillir le Christ que s’il est pur. Dans le Temple des Atlantes, les Prêtres devaient aussi se purifier dans la Mer d’Airain avant de prétendre entrer dans le Lieu Saint.

Remarquez bien au passage le sens du mot "Avent" et le symbolisme du nombre 4 (4000 ans de la Bible et 4 dimanches dans la liturgie romaine) nombre qui indique une réalisation terrestre. Et effectivement, l’avènement du Christ, qui, vint en son temps, comme toutes choses d’ailleurs, marque la fin d’un cycle (la fin des religions de race) et inaugure un cycle nouveau, la Religion du Fils, c’est-à-dire celle de l’Amour Universel.

Il est encore un autre point précédent la Naissance de Jésus sur lequel nous allons jeter un rapide regard. C’est celui de l’Immaculée Conception que est mélange de vérité et de symbolisme.

 Immaculée Conception

Cette conception immaculée est annoncée par l’Ange Gabriel à la Vierge Marie. Elle exige pour se réaliser deux qualités essentielles chez cette dernière. Tout d’abord, la pureté obtenue pendant la période de l’Avent, comme nous l’avons vu, et en outre la disponibilité ou consécration qui n’en est que la conséquence. Elles permettent à Marie de répondre à l’Ange "Qu’Il me soit fait selon Votre Parole". Et très peu après, Marie "se met en marche" vers Elisabeth manifestant ainsi les autres qualités qu’elle possédait déjà mais qui seront développées intensément par la descente de l’Esprit Saint en Elle : "L’Amour et le Service".

 Ce petit préambule nous permet d’énumérer les qualités indispensables à l’accueil du Christ, à la Naissance du Christ en Nous.

  • D’abord : pénitence ou purification
  • Ensuite : disponibilité ou consécration
  • Enfin et toujours : amour et service.

Nous y reviendrons plus loin.

Et nous allons pouvoir maintenant examiner le premier aspect de la Fête de Noël, c’est-à-dire la naissance physique de Jésus qui, telle que nous la donne l’Evangile, est encore un mélange de vérité historique et de symbolisme, celui-ci l’emportant néanmoins de beaucoup sur celle-là.

 Naissance de Jésus sur Terre (fait historique)

Les Evangiles nous donnant de nombreux détails sur cette naissance. La tradition et la piété populaire en ont ajouté bien d’autres, tous plus ou moins symboliques.  Il est question de crèche ou de grotte. Une grotte est une excavation. Elle représente les ténèbres de la Terre, pour nous le plus profond de notre cœur. Elle est aussi l’intérieur de la Terre où descend l’initié, le lieu de l’initiation.

La naissance eut lieu, nous dit-on, le 24 Décembre dont la nuit est la plus longue de l’année, à minuit, au moment le plus sombre de la nuit, mais aussi au moment du passage des ténèbres à la Lumière du jour c’est-à-dire au commencement d’un jour qui est justement le 1er d’une nouvelle année, d’un nouveau cycle.

Toutes les vagues de vie rendent hommage au nouveau-né ou sont présentes à sa naissance, car toutes, sans exception, de façon certes différente, bénéficieront pour leur évolution du sacrifice du Christ.
- La grotte ou la crèche représente le règne minéral.
- La paille représente le règne végétal.
- Le bœuf et l’âne, animaux paisibles et utiles à l’homme représentent le règne animal.
- Le règne humain est représenté par les bergers, êtres doux et aussi conducteurs d’hommes et par les Rois Mages, prêtres et rois à la fois, symbolisent les initiés.
- Les règnes supérieurs font également entendre des hymnes de gloire dans le ciel.

Les Rois Mages appelés "Gaspard, Balthazar et Melchior" symbolisent dit-on, les trois races humaines. En réalité, ce sont les représentants des initiés de chaque race, conduits au Christ par son Etoile, l’Etoile de Minuit, qu’ils sont seuls capables de voir et de suivre. Ils offrent à Jésus, l’or, la myrrhe et l’encens, c’est-à-dire l’esprit, l’âme et le corps ou la totalité de leur être. Ils représentent cette partie de l’humanité consacrée au Seigneur, capable d’accomplir sa Volonté et travaillant avec Lui à son Règne.

Je me dois de faire ici une remarque importante. Nous venons de voir que les offrandes des Rois Mages vont au petit enfant Jésus, homme de notre vague de Vie et non au Christ-Dieu qu’Il deviendra par son Baptême dans le Jourdain.

Nous critiquons parfois certains de nos frères qui ne savent pas toujours distinguer entre l’Homme Jésus et le Christ-Dieu. Et pourtant, nous commettons souvent nous-mêmes une erreur identique en oubliant que Jésus est le plus grand initié de notre vague de vie et que c’est Lui qui conduit au Christ dans son Royaume.

Nous préciserons tout à l’heure la nature exacte de Jésus et du Christ. J’ajoute que les qualités que montre cette naissance sont la pauvreté et l’humilité. Cette dernière vertu n’est pas toujours appréciée dans notre Association. C’est pourtant elle qui apporte la gloire dans le Monde de Dieu. Je vous rappelle simplement à ce sujet le passage du sermon sur la Montagne connu sous le nom "Des Béatitudes".

Avant d’aller plus loin, nous allons encore, mais toujours très succinctement comparer la naissance de Jésus et celle d’un aide invisible.

 Comparaison avec la naissance de l’aide invisible

Les deux naissances sont précédées d’une conception virginale. La conception du corps de l’âme est obligatoirement une conception virginale, une espèce de métamorphose en nous, due à la pureté et à l’amour ; et en se montrant dans le corps virginal de l’âme, la Sainte Vierge a pu déclarer en vérité : "Je suis l’Immaculée Conception".

La naissance des aides invisibles a lieu dans la nuit la plus longue, à la fin du cycle qui les concerne, comme la naissance de Jésus. Et les réjouissances, à l’occasion de ces naissances ont lieu également aussi bien au Ciel que sur la Terre.

Mais revenons à notre sujet et pour bien comprendre celui-ci suivons Jésus jusqu’à son baptême dans le Jourdain, bien entendu très rapidement. Saint Luc nous précise que Jésus fut présenté au Temple où ses parents le consacrèrent à Dieu, et offrirent un sacrifice. Ces précisions nous indiquent l’importance de la pratique de la religion, de la consécration, du sacrifice et de la prière.

 Jésus au Temple

Nous retrouvons ensuite Jésus au Temple approfondissant la Religion avec les docteurs de la Loi et nous montrant par suite la nécessité d’une étude sérieuse de la Religion et du développement de l’intellect, mais aussi la valeur relative de celui-ci. En effet, les docteurs de la Loi ne reconnaissent pas Jésus et se montrent sur ce point inférieurs à Jean-Baptiste, à Sainte Elizabeth, à Simon et Anne tous pourtant moins instruits qu’eux.

Saint Luc nous explique aussi comment les parents de Jésus le cherchèrent pendant trois jours, pour enfin le retrouver ou Temple. Ce n’est qu’à partir de la troisième révolution de la période de la Terre que nous fut donné l’intellect nous permettant de trouver Dieu en nous. Ceci n’est donc que symbolique comme l’est aussi la traditionnelle galette des rois où la fève est au fond de la pâte comme l’étincelle divine est au plus profond de nous-mêmes. Celui qui trouve le Dieu en lui devient roi.  Mais le symbolisme est partout dans l’Evangile.

 Généalogies

Saint Matthieu donne pour la généalogie de Jésus trois fois quatorze générations, c’est-à-dire quarante deux.  Je vous signale que quatorze représente la valeur numérique des trois consonnes qui forment le nom hébreu de David, Or, si on compte les êtres cités on s’aperçoit qu’il y en a en réalité quarante et un et si on compte pour une génération l’intervalle entre chacun de ces êtres il y en a quarante.  Ce nombre quarante est très souvent cité dans les Ecritures et nous l’avons retrouvé au début de cette conférence. Il représente la généalogie de Jésus selon la chair, le côté matériel.

Saint Luc, Lui, nous donne une généalogie différente, I1 remonte de Jésus à Dieu et indique soixante dix-sept générations. C’est là le côté spirituel bien précisé par le nom de Dieu d’une part, et le nombre soixante dix-sept qui est un nombre divin.

Les deux généalogies diffèrent d’ailleurs après le roi David. Dans celle de Matthieu, il est dit que David, engendra Salomon (qui était roi et représentait donc le côté matériel) alors que dans celle de Luc, c’est Nathan (le prêtre, c’est-à-dire le représentant du côté spirituel) qui est indiqué comme fils de David.

Ce double aspect : homme/Dieu ; esprit/ matière ; ou positif/négatif se retrouve dans d’autres textes. Ainsi dans Matthieu, c’est toujours Joseph (le Père) qui reçoit les annonces, les songes, etc. Dans Luc, c’est toujours Marie (la Mère).

Il en est également de même pour la naissance de Jean-Baptiste et la naissance de Jésus. Pour la première, l’Ange apparaît au Père, Zacharie. Pour le second, l’Ange apparaît à la Mère, Marie.

Le symbolisme, existe encore dans l’âge du Christ : 30 ans ; dans la durée de son ministère : 3 ans ; et dans la durée qui s’est écoulée entre sa mort et sa résurrection : 3 jours. Dans ces trois cas, le nombre trois a également un sens particulier.  Quoi qu’il en soit, Jésus-Christ présente un double aspect, il est à la fois, comme le soutient l’Eglise :
Vrai Dieu et vrai Homme

Vrai Dieu et vrai Homme

 Baptêmes

Et ceci nous amène à l’examen du double baptême. Le baptême est un commencement. Le baptême de l’air par exemple, signifie qu’on vole pour la première fois.

Le baptême de Jean-Baptiste ou baptême d’eau est un baptême de purification. Nous avons vu quand nous avons parlé de l’Avent que la purification est la condition préalable et nécessaire à tout progrès spirituel.

Le baptême d’eau est un souvenir de l’époque atlantéenne. Il est obtenu par la pénitence qui lave l’homme de ses péchés en effaçant les images gravées sur son atome germe.

Il est symbolisé par le baptême donné par l’Eglise au petit enfant qui de ce fait devient membre d’une fraternité spirituelle.

Mais ce baptême de pénitence ou purification doit être suivi d’un second baptême, le vrai baptême, celui du feu ou de l’Esprit.

Ce baptême n’était pas donné par Jean-Baptiste. Il le proclamait lui-même quand il disait "Il vient derrière moi celui qui est plus fort que moi, et je ne mérite pas de me courber pour délier la courroie de ses chaussures. Moi, je vous ai baptisé avec de l’eau, mais Lui vous baptisera avec l’Esprit Saint".

C’est ce baptême de feu ou de l’Esprit que Jésus reçut au Jourdain, aussitôt subi le baptême d’eau. Saint Luc nous dit : "Le Ciel s’ouvrit l’Esprit Saint descendit sur Lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix partit du Ciel, c’est toi, mon Fils, le bien-aimé, tu as toute ma faveur".

Et à partir de ce moment-là, l’Esprit du Christ s’étant emparé des corps inférieurs de Jésus, celui-ci devint un Homme Dieu.

Je veux rappeler ici le cantique de Zacharie qui chante "La visite de l’Astre d’en Haut" et encore "Le Soleil levant nous a visités".

Je veux rappeler également l’attitude de Jésus qui avant le baptême s’incline devant Jean Baptiste, alors qu’après le baptême, ce dernier se déclare même indigne de délier la courroie de ses souliers.

Ce même baptême de feu, le Christ ressuscité l’a accordé à ses apôtres et à la Vierge Marie, réunis au Cénacle le jour de la fête de Pentecôte. Les Ecritures symbolisent ce baptême par des langues de feu qui se posèrent sur chacun des baptisés. L’Eglise le symbolise par le sacrement de Confirmation (confirmation du premier baptême) qui ne peut être donné que par l’évêque lui-même en donnant au Confirmé un nom particulier qui est censé représenter sa vibration propre.

Le baptême est conféré par le prêtre. Le baptême de feu (ou confirmation) ne peut être conféré que par l’évêque. I1 y a là, la même analogie que pour les baptêmes de l’Evangile (Jean-Baptiste pour le premier, Dieu Lui-même pour le second). Ce baptême de feu ou d’esprit est réellement accordé par le Christ à tout homme quand celui-ci en est jugé digne comme Il l’a accordé le jour de la Pentecôte au Cénacle à ses Apôtres et à la Sainte Vierge.  Nous verrons plus tard ce que ce baptême représente pour son heureux bénéficiaire. Examinons maintenant sa conséquence obligatoire : "La tentation".

 La tentation

Il est impossible d’échapper à cette tentation. Quand le Saint Esprit pénètre dans les corps du baptisé, ne pouvant cohabiter avec le péché, il chasse vers la périphérie toutes les vibrations mauvaises dues aux péchés non encore effacés, aux impuretés pouvant encore exister. Ces vibrations grossières viennent toutes en foule à la surface et l’homme est dans l’obligation de les détruire rapidement. Cette situation est symbolisée par la "tentation de Jésus au désert". Saint Luc s’exprime en ces termes : "Jésus rempli d’Esprit Saint s’en retourna du Jourdain et il était conduit par l’Esprit à travers le désert (le désert du monde bien entendu) où pendant 40 jours il fut tenté par le diable".

Là encore il est question de 40 jours, ce qui signifie que la tentation dure jusqu’à ce qu’elle ait été totalement vaincue. Le Christ est né en nous. Il doit devenir tout en nous "vivre entièrement en nous". Jusqu’à la formation du Christ en nous, nous sommes soumis à La Loi.

Quand le Christ est formé en nous, La Loi se trouve dans notre cœur. Elle est en nous.  Au point de vue astrologique, cet état se traduit par la suppression des maisons de notre thème. Tant que nous sommes soumis à La Loi, les divers aspects planétaires qui se forment ne peuvent nous influencer que dans la maison désignée par la Lune seule distributrice de notre karma. Quand le Christ est formé en nous les divers aspects planétaires nous atteignent tous directement et la Lune ne peut plus nous protéger. Nous devons alors les vaincre tous par des efforts redoublés car nous devons le plus tôt possible devenir des collaborateurs du Christ, des Co-rédempteurs.  Avant de passer à l’examen du 2ème volet de cette conférence, je vais terminer cette première partie en vous donnant quelques précisions sur les deux grands Etres :

 Jésus de Nazareth et le Christ.  
Jésus et Jésus-Christ

Quand on dit Jésus-Christ, la plupart d’entre nous pensent à la double nature de cet Etre exalté qui Est venu se sacrifier de son plein gré pour notre bien à tous.  Jésus représente la nature humaine et le Christ la nature divine. Jésus de Nazareth est le seul homme à avoir reçu toutes les initiations données sur terre. Nous savons qu’il existe les Initiations mineures et quatre Initiations majeures permettant de parvenir finalement jusqu’au Libérateur. La première de ces quatre Initiations représente pour son heureux bénéficiaire l’expansion de conscience qu’obtiendra l’humanité ordinaire à la fin de la période de la Terre.  La deuxième grande Initiation, celle obtenue par la même humanité à la fin de la période de Jupiter.  La troisième grande Initiation, celle obtenue à la fin de la Période de Vénus et la quatrième grande Initiation, celle obtenue à la fin de la période de Vulcain. C’est-à-dire une expansion de conscience égale à celle actuelle des Seigneurs de l’Intellect.

Jésus aurait donc la possibilité actuellement de donner la vie à un être possédant un corps physique, un corps vital, un corps du désir et un intellect, c’est-à-dire à un homme.

L’humanité ordinaire devra attendre la fin de la période de Vulcain pour en faire autant.  Combien bas ne devrions-nous pas nous incliner devant un Etre tel que Jésus de Nazareth !

Par ailleurs, il nous a été enseigné que le Christ était le plus grand Initié de la Période Solaire. Alors que nous étions semblables à des végétaux, le Christ atteignait donc la quatrième Initiation. La première le faisait égal à un Archange, sa propre vague de vie ; la deuxième l’égalait aux Seigneurs de l’Intellect, par la troisième, il s’identifiait aux Seigneurs de la Forme et la quatrième il atteignait à l’expansion de conscience des Seigneurs de la Sagesse qui est la plus grande hiérarchie active pendant la période de la Terre.

Son Expérience n’a cessé de grandir. Et Son Evolution a probablement dépassé celle des Seigneurs de la Sagesse, malgré et peut-être même à cause du fait qu’Il est resté avec nous pour nous servir.

Son Aura englobe tout le système solaire. C’est vraiment Dieu. Et c’est Jésus que nous retrouvons avec notre corps de l’âme qui nous introduit dans le Royaume du Christ comme des enfants adoptifs que nous sommes.  
- Nous sommes en effet une cellule de Son Corps.  
- Et tous nous sommes vraiment Un.
- Il Est la Tête. Nous sommes Ses Membres.

 Célébration de la fête de Noël  
Le 25 décembre de chaque année (fait cosmique)

La fête de Noël est célébrée à date fixe, contrairement à la fête de Pâques. Et pourtant, ce sont les mêmes raisons qui ont déterminé ce choix. Il est possible que Jésus soit venu au monde le 25 décembre, mais cela est contesté par certains exégètes et astrologues dont quelques uns ont avancé que l’évènement aurait pu se passer lorsque le Soleil traversait le signe des Gémeaux.

Quoi qu’il en soit, la date du 25 décembre cadre avec les religions anciennes et avec les lois astronomiques ou cosmiques. Il était normal qu’il en fût ainsi pour la naissance d’un sauveur qui inaugurait une ère nouvelle.

Pour la religion exotérique, le 25 décembre est uniquement l’anniversaire de la naissance de l’Enfant-Dieu. La crèche rappelle l’évènement qui s’est passé il y a 2000 ans, l’humilité dans laquelle Jésus a voulu se placer, la joie du Ciel et de la Terre. Et pour commémorer les offrandes des rois mages, les chrétiens s’offrent entre eux et offrent particulièrement aux déshérités et aux enfants, les plus beaux cadeaux de l’année. Ces divers cadeaux symbolisent le sacrifice que nous devons offrir au Christ, notre Sauveur, le sacrifice de nous-mêmes que nous ferons un jour.

Pour l’étudiant ésotérique, le 25 décembre rappelle non seulement la venue sur Terre d’un Homme-Dieu, mais aussi la descente de l’Esprit christique dans notre Planète, la Terre, dont Il est devenu l’Esprit intérieur depuis qu’Il l’a pénétrée pour la première fois lors de Sa Mort au calvaire après avoir subi sa Passion.

On sait que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et que chaque année le Christ répète avec la Terre ce que notre esprit répète chaque jour avec notre corps.

Un an dans le monde physique équivaut à un jour dans le Monde du Désir. Le temps en effet progresse à raison de 360 fois, pour chacun des mondes successifs de notre cosmos. Ainsi donc, pour le Christ dont le véhicule le plus bas est dans le Monde du Désir, le jour et la nuit représentent chacun 6 de nos mois. Notre va et vient se poursuit chaque jour de 24 heures, du Monde Physique au Monde du Désir. Pour le Christ, ce va et vient se poursuit en un an, du Monde du Désir au Trône de Dieu. Le 25 décembre, l’Esprit Christique a pénétré entièrement la Terre. Et dès le 13 décembre, l’Eglise fête la Sainte Lucie, la fête de La Lumière.  Le Christ reste "emprisonné" dans la Terre de Noël à Pâques, époque à laquelle il remonte vers le trône de Dieu pour en redescendre à la Noël suivante.

Nous allons rapidement examiner ce processus.

1) Situation de l’Esprit christique au début de l’Automne, au 23 septembre, alors que le Soleil entre dans le signe de la Balance

A cette date, l’Esprit de la Terre qui est un rayon de l’Esprit christique pénètre dans son corps physique. Il vivifie immédiatement la partie superficielle de l’hémisphère qu’Il traverse, ce qui provoquera avec l’aide de la chaleur des rayons solaires, la renaissance de toute la nature dans l’hémisphère austral. C’est le printemps pour cet hémisphère. C’est l’automne chez nous.

 2) Situation au 25 décembre, date de la célébration de la fête de Noël, commencement de l’hiver

L’Esprit de la Terre a pénétré entièrement dans son Corps physique. L’activité spirituelle est à son maximum sur toute la Planète. La Nuit sainte de La Noë1 est fêtée sur toute la Terre. Chez nous, c’est la nuit la plus longue de l’année.  Dans l’hémisphère austral, aux antipodes, c’est le jour le plus long. Car si le soleil physique traverse le signe du Capricorne, c’est-à-dire le premier signe de l’hiver, il atteint dans l’hémisphère opposé le maximum de puissance. Pourtant la fête de la Nativité y est célébrée en même temps.

 L’Esprit est effectivement né ce jour-là, puisque ce jour-là il possède un corps physique. Trois mois plus tard il quittera la Terre pour rejoindre son Père dans les Cieux.

3) Situation au 22 mars, commencement du printemps

A cette époque, l’Esprit christique croise l’équateur, la ligne horizontale de la Croix. Le Soleil entre dans le signe du Bélier. Et le Christ meurt : il quitte son corps physique. La Semaine Sainte clôturée par la fête de Pâques a lieu à cette époque. Et l’Ascension qui la suit marque la remontée de l’Esprit du Christ vers son Père qui est dans les Cieux.

L’Esprit christique quitte la Terre par le même point où il y était entré six mois avant. Ce point peut être considéré comme la tête de notre Planète. Il joue le même rôle que notre propre tête par où pénètre et sort notre esprit individuel.

En passant à la surface de l’hémisphère boréal, le Christ la vivifie, de sorte que dans cet hémisphère la nature renaît aussitôt. C’est notre printemps, puis notre été, alors que dans l’hémisphère opposé c’est l’automne puis l’hiver.

4) Situation au 24 juin, commencement de l’été

Le Soleil entre dans le signe du Cancer et les rayons du Soleil participent à l’éclosion de la vie que Notre Seigneur a répandue en se sacrifiant une fois encore. L’Esprit christique, Lui, a quitté définitivement le corps de la Terre depuis le 22 Mars. Il trône maintenant à la droite du Père.

Et chaque année le même mouvement recommence. Saint-Jean croit pendant que le Christ diminue et inversement. C’est l’application pure et simple de l’axiome d’Hermès : "Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut".

En résumé :

Nous passons la moitié d’une journée de 24 heures dans notre corps physique (c’est le jour) et l’autre moitié hors de ce même corps (c’est la nuit). Le Christ agit de la même façon et passe six mois consécutifs dans notre planète et les six autres mois au plus haut des Cieux. Cette durée égale à un an dans notre Monde Physique représente un seul jour dans le Monde du Désir, où se trouve le véhicule le plus bas du Christ. Pendant ces deux périodes nos activités comme celles du Christ sont différentes, mais elles sont toutes en vue de notre évolution.

Sans ce mouvement de va et vient il n’y aurait pas de progrès pour nous, il n’y aurait même plus de vie possible sur Terre. Nous dépendons tous, sens exception, de l’activité du Christ qui continue à se sacrifier pour nous tant au point de vue matériel qu’au point de vue spirituel. Car, si nous venons d’examiner uniquement le côté matériel, il n’en est pas moins vrai que Christ par ses vibrations constantes nous attire sans arrêt à Lui en nous faisant évoluer par le son comme un diapason fait vibrer d’autres diapasons pourvu qu’ils soient accordés.

Le Soleil visible n’est qu’une partie du Soleil. Il y a un Soleil invisible et spirituel dont les rayons favorisent le développement de l’âme successivement sur chaque partie de la Terre. C’est pour cela que tout est grâce. Nous pensons évoluer par nos propres moyens, alors que nous devons tout ou presque tout aux êtres plus avancés intermédiaires entre le Christ et nous, vivant comme nous de la vie du Christ. Que notre attitude à l’égard de ces êtres et de notre grand chef soit toute d’humilité et de profonde reconnaissance !

 Naissance du Christ en nous (fait mystique)

Nous allons examiner maintenant la troisième partie de cette conférence, partie que je considère comme la plus importante pour chacun de nous.  En effet, « le Christ serait-Il né 1000 fois à Bethléem, s’Il ne naît en nous, notre âme est solitaire » a dit avec raison Angelus Silésius, Mais pour dresser au fond de notre cœur la Croix indispensable à notre progrès spirituel, il nous faut vivre la vie supérieure ; c’est ce que nous allons étudier en passant une nouvelle fois en revue tous les évènements de la vie du Christ que nous venons d’examiner. Notre premier devoir est de nous purifier.

 Purification - Baptême d’Eau

Cette période de purification préalable correspond à l’Avent, époque de Pénitence, symbolisée dans l’Evangile par le baptême d’eau ou du désir et du temps des Atlantes, par la cuve d’airain.  Dans l’Apocalypse, Saint Jean nous précise que pour avoir droit à l’Arbre de nos Vies, nos "Robes doivent être lavées".

 Baptême de feu

Le Saint Esprit ne peut pénétrer en nous si nos vibrations s’y opposent. Et le Christ nous a prévenu en nous disant : "Mon Père et Moi établirons notre demeure chez celui qui fera Sa Volonté".  Lorsque notre purification est assez avancée, le Christ naît en nous. C’est notre propre Noël. Notre baptême de feu ou d’Esprit, ce qui est identique. L’Esprit de Dieu, pour la première fois (et c’est ça le baptême) s’empare de notre être, La Loi pénètre en nous. Le baptême nous consacre prêtres et victimes à la ressemblance du Christ.

 Tentation

Comme je l’ai dit tout à l’heure, en évoquant le baptême de Jésus au Jourdain, l’Esprit ne peut appréhender le peu de mal qui est encore en nous. Il le chasse donc à l’extérieur en purifiant complètement nos véhicules, tous nos véhicules. Ce mal revient à la surface de notre être. Il provoque obligatoirement la tentation qu’il nous faut vaincre pour acquérir notre Liberté. Nous sommes en présence du gardien du seuil. La protection des maisons astro1ogiques est annulée puisque l’Esprit agi en nous sans l’intermédiaire et la protection lunaire. Nous sommes face à notre destin. Si nous remportons la victoire, nous ajoutons à l`illumination de l’âme, le pouvoir de l’âme et nous devenons de vrais enfants de Dieu, co-rédempteurs du Christ. Saint-Jean a dit : "A tous ceux qui l’ont reçu, II a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu".

L’illumination de l’âme se reflète en partie dans le corps physique. Nous avons les exemples notamment de Bouddha, de Moïse, à leur mort respective et surtout du Christ lors de sa Transfiguration. La Noël est suivie de l’Epiphanie, c’est-à-dire de la manifestation de Dieu. Quant au pouvoir de l’âme, il ne peut se manifester en toute plénitude que par l’intermédiaire du corps de l’âme ou corps glorieux dont parle Saint-Pau1.

Pour les hommes, le travail d`élaboration parait plus délicat que pour les femmes. Le corps vital des premiers est en effet négatif et ils doivent le sensibiliser pour lui faire acquérir les mêmes qualités que possède celui positif de la femme.

Voyons un peu plus en détail les conditions nécessaires à la naissance du corps de l’âme. La première des qualités exigées du disciple est la pureté qui comprend aussi la chasteté. Il s’agit bien entendu de la pureté de tous les corps.  Le corps physique doit être nourri sainement et sans trop d’abondance, conservé dans la propreté et dans la mesure du possible dans la meilleure santé.

Il doit être apporté également tous les soins voulus aux corps subtils : par la prière, la concentration, les pensées les plus élevées en ayant en vue l’idéal le plus haut possible.  Un proverbe occulte dit "on devient ce à quoi on pense".

La pratique de la chasteté finit par allumer le feu spinal au bas de la colonne vertébrale. La force vitale non utilisée pour procréer monte et met en mouvement les divers centres ou organes qu’il rencontre. L’éther vital non utilisé se transforme en éther lumière et crée finalement l’organe créateur que l’homme utilisera plus tard.

Matthieu, dans son Evangile (19-3-12) nous parle des "Eunuques en vue du royaume de Dieu" et Saint-Paul nous recommande de "garder notre semence".  C’est en application de cette loi ignorée de la masse que l’Eglise a exigé le célibat (si contesté maintenant) de ses prêtres et des religieuses. C’est également pour la même raison que les fruits sans pépins sont bien plus savoureux que ceux contenant beaucoup de pépins (les pépins sont de la force vitale concentrée).

A ces qualités de pureté et de chasteté qui pourraient être considérées comme négatives, le disciple doit ajouter l’amour et le service. L’amour et le service doivent aller de pair comme la pureté et la chasteté. Par eux l’homme transforme des corps subtils. Souvenez-vous des services de Lune et des pains de proposition de l’ancien temple.

Mais l’amour est insuffisant, s’il n’est pas suivi du service et le service est insuffisant s’il n’est pas accompagné de l’amour. Au sujet de la valeur de l’amour, je vous rappellerai simplement le service du temple où les citations si merveilleuses de Saint-Paul et de Saint-Jean nous édifient sur le peu d’importance de la connaissance par rapport à l’amour. Je vous rappellerai en outre le Lavement des Pieds par Jésus Christ tout d’amour et d’humilité.

Bien entendu, l’amour et le service doivent être entourés de discernement. Souvenez-vous de la parabole des cinq Vierges sages et des cinq Vierges folles et aussi celle des talents. Il est d’ailleurs normal que l’amélioration porte sur tous nos corps. Et si les qualités précédentes s’appliquent particulièrement à nos corps inférieurs, le discernement concerne notre intellect.

Voici maintenant la raison pour laquelle l’amour doit accompagner le service.  D’après la loi des conséquences, on récolte sur le plan où l’on sème. Si nous rendons service à quelqu’un pour en recueillir de la reconnaissance, automatiquement la nature nous rendra tôt ou tard ce que nous avons donné sur le plan où nous avons agi. Nous pouvons avoir oublié les services rendus, nous pouvons recueillir le fruit de notre action dans une vie ultérieure, mais la loi des conséquences elle, ne l’oublie pas et nous paie au moment voulu.

Pour supprimer notre "karma" il nous faut abandonner à Dieu le fruit de l’action. Nous devons si possible agir en Son Nom. De sorte que, avec le temps nous éliminons notre passif. Nous sommes devenus impersonnels. Les vibrations de notre amour désintéressé, atteignent les mondes supérieurs et Dieu nous le rend au centuple, sous une forme bien supérieure à celle de la loi des conséquences.  Nous avons appliqué une loi qui est supérieure à cette dernière.  Mais il est une condition supplémentaire qui doit s’ajouter, tout au moins dans une certaine mesure, au discernement, j’ai nommé la maîtrise de soi. Sans un minimum de maîtrise de soi, le disciple ne peut aller bien loin dans la voie du progrès spirituel. Ce progrès spirituel jusqu’à son achèvement, c’est-à-dire jusqu’à notre propre Pâque, fera l’objet d’une autre conférence. Nous y envisageons notamment la constitution du corps de l’âme et son utilité.

Je me contente de vous dire ici que les conditions de cet achèvement sont symbolisées par la Passion du Christ qui est un résumé de Sa Vie en même temps qu’un résumé de l’initiation.  La flagellation symbolise la maîtrise des corps.  La couronne d’épines symbolise la maîtrise de l’intellect et le portement de la Croix : le service désintéressé qui va jusqu’au crucifiement. Ce dernier aboutit au détachement du corps glorieux et la résurrection est le couronnement qui permet de devenir citoyen des deux mondes. L’Eglise est fière de posséder quelques stigmatisés parmi ses saints. En réalité les stigmatisés sont beaucoup plus nombreux qu’on ne le pense.

Je vous développerai ces divers points dans la conférence annoncée sur la Fête de Pâques.

 Conférence basée sur l'Enseignement rosicrucien  
légué à Max Heindel par les Frères Aînés de la Rose-Croix.